Forza Quick Step
Première classique de la saison, Milan-San Remo est aussi la course la plus longue de l'année avec ces 294 kilomètres qui ont le don de perturber les coureurs allergiques aux énormes distances. On a souvent dit à Alessandro Petacchi, le roi du sprint des grands tours depuis trois ans, qu'il ne pourrait jamais gagner sur la Via Roma car il n'avait jamais gagné sur le Giro, le Tour comme sur la Vuelta une étape au-delà des 200 bornes... et qu'en plus avec la Cipressa puis le Poggio après six heures de selle il céderait à tous les coups dans une des deux montées finales où la sélection est inévitable ! Petacchi a travaillé en conséquence et en 2005 après avoir enfin réussi à basculer avec les meilleurs au sommet du Poggio il a maté tout le peloton au terme d'un sprint royal lancé de très loin sans l'aide d'aucun équipier. Une véritable leçon qu'il rêve de rééditer ce matin au départ de ce 97ème Milan-San Remo. D'autant plus que l'italien peut compter cette année sur l'aide précieux d'Erik Zabel, quadruple vainqueur de la Primavera, et qui sera tout à l'heure sur la Via Roma la dernière rampe de lancement de son train Milram ! Petacchi est très confiant même s'il se méfie énormément de la machine Quick Step qui possède deux gros atouts dans son jeu avec le champion du Monde Tom Boonen au sprint et le champion olympique Paolo Bettini redoutable en toute circonstance. La course est classique dans sa première partie avec une échappée au long cours de huit anonymes qui sont repris à 28 kilomètres de l'arrivée au pied de la Cipressa, là où la course des favoris ne fait que débuter après 266 bornes de vélo... Garzelli tente une banderille d'entrée mais il est vite ramené à la raison par Filippo Pozatto qui fournit un travail énorme pour ses deux leaders Boonen et Bettini. Finalement, quatre hommes arrivent à se détacher dans la descente de la Cipressa dont Guido Trenti de la Quick Step... La formation de Patrick Lefévère joue sur du velours et oblige la Rabobank de Freire et la Milram de Petacchi à rouler pour revenir sur les échappées. Dans le Poggio, Franck Schleck joue son va-tout et lâche ses trois compagnons de fugue. Il est rejoint proche du sommet par Ballan, Nocentini, Sanchez, Astarloa et Pozatto, encore un Quick Step à l'avant, qui ont démarré dans la dernière montée. Au moment de basculer vers San Remo, à six kilomètres de l'arrivée, les six fuyards comptent une avance substantielle d'une quinzaine de secondes. Malgré le fait que les équipiers des sprinters ne sont plus nombreux pour ramener ce qui reste du peloton sur la tête de la course, la jonction est toute proche de s'opérer dans le dernier kilomètre sous l'impulsion d'Erik Zabel qui se sacrifie déjà pour Petacchi. Nocentini attaque aux 400 mètres alors qu'il est sur le point d'être absorbé par l'avant-garde des favoris. Pozatto prend sa roue et insiste seul au courage. Petacchi lance alors son sprint de très loin. Il domine aisément tous ses adversaires comme l'année dernière mais vient mourir à deux longueurs de Pozatto qui s'offre ici le plus beau succès de sa carrière à tout juste 24 ans ! Boonen quatrième, battu à la régulière par Petacchi, lève les bras au ciel comme s'il avait gagné. Même chose pour Bettini. Les Quick Step ont vraiment fait la course d'équipe parfaite ! Le premier français, Anthony Geslin, finit 29ème au sein du peloton...
Classement général final :
1. Filippo Pozzato (ITA, Quick Step-Innergetic) les 294 km en 6h30'42" (45,7 km/h)
2. Alessandro Petacchi (ITA, Team Milram) m.t.
3. Luca Paolini (ITA, Liquigas) m.t.
4. Tom Boonen (BEL, Quick Step-Innergetic) m.t.
5. Danilo Napolitano (ITA, Lampre-Fondital) m.t.
6. Oscar Freire (ESP, Rabobank) m.t.
7. Stefano Garzelli (ITA, Liquigas) m.t.
8. Alessandro Ballan (ITA, Lampre-Fondital) m.t.
9. Martin Elmiger (SUI, Phonak Hearing Systems) m.t.
10. Matteo Carrara (ITA, Lampre-Fondital) m.t.
Photo de Filippo Pozzato (ITA, Quick Step-Innergetic) devant le peloton des favoris
Première classique de la saison, Milan-San Remo est aussi la course la plus longue de l'année avec ces 294 kilomètres qui ont le don de perturber les coureurs allergiques aux énormes distances. On a souvent dit à Alessandro Petacchi, le roi du sprint des grands tours depuis trois ans, qu'il ne pourrait jamais gagner sur la Via Roma car il n'avait jamais gagné sur le Giro, le Tour comme sur la Vuelta une étape au-delà des 200 bornes... et qu'en plus avec la Cipressa puis le Poggio après six heures de selle il céderait à tous les coups dans une des deux montées finales où la sélection est inévitable ! Petacchi a travaillé en conséquence et en 2005 après avoir enfin réussi à basculer avec les meilleurs au sommet du Poggio il a maté tout le peloton au terme d'un sprint royal lancé de très loin sans l'aide d'aucun équipier. Une véritable leçon qu'il rêve de rééditer ce matin au départ de ce 97ème Milan-San Remo. D'autant plus que l'italien peut compter cette année sur l'aide précieux d'Erik Zabel, quadruple vainqueur de la Primavera, et qui sera tout à l'heure sur la Via Roma la dernière rampe de lancement de son train Milram ! Petacchi est très confiant même s'il se méfie énormément de la machine Quick Step qui possède deux gros atouts dans son jeu avec le champion du Monde Tom Boonen au sprint et le champion olympique Paolo Bettini redoutable en toute circonstance. La course est classique dans sa première partie avec une échappée au long cours de huit anonymes qui sont repris à 28 kilomètres de l'arrivée au pied de la Cipressa, là où la course des favoris ne fait que débuter après 266 bornes de vélo... Garzelli tente une banderille d'entrée mais il est vite ramené à la raison par Filippo Pozatto qui fournit un travail énorme pour ses deux leaders Boonen et Bettini. Finalement, quatre hommes arrivent à se détacher dans la descente de la Cipressa dont Guido Trenti de la Quick Step... La formation de Patrick Lefévère joue sur du velours et oblige la Rabobank de Freire et la Milram de Petacchi à rouler pour revenir sur les échappées. Dans le Poggio, Franck Schleck joue son va-tout et lâche ses trois compagnons de fugue. Il est rejoint proche du sommet par Ballan, Nocentini, Sanchez, Astarloa et Pozatto, encore un Quick Step à l'avant, qui ont démarré dans la dernière montée. Au moment de basculer vers San Remo, à six kilomètres de l'arrivée, les six fuyards comptent une avance substantielle d'une quinzaine de secondes. Malgré le fait que les équipiers des sprinters ne sont plus nombreux pour ramener ce qui reste du peloton sur la tête de la course, la jonction est toute proche de s'opérer dans le dernier kilomètre sous l'impulsion d'Erik Zabel qui se sacrifie déjà pour Petacchi. Nocentini attaque aux 400 mètres alors qu'il est sur le point d'être absorbé par l'avant-garde des favoris. Pozatto prend sa roue et insiste seul au courage. Petacchi lance alors son sprint de très loin. Il domine aisément tous ses adversaires comme l'année dernière mais vient mourir à deux longueurs de Pozatto qui s'offre ici le plus beau succès de sa carrière à tout juste 24 ans ! Boonen quatrième, battu à la régulière par Petacchi, lève les bras au ciel comme s'il avait gagné. Même chose pour Bettini. Les Quick Step ont vraiment fait la course d'équipe parfaite ! Le premier français, Anthony Geslin, finit 29ème au sein du peloton...
Classement général final :
1. Filippo Pozzato (ITA, Quick Step-Innergetic) les 294 km en 6h30'42" (45,7 km/h)
2. Alessandro Petacchi (ITA, Team Milram) m.t.
3. Luca Paolini (ITA, Liquigas) m.t.
4. Tom Boonen (BEL, Quick Step-Innergetic) m.t.
5. Danilo Napolitano (ITA, Lampre-Fondital) m.t.
6. Oscar Freire (ESP, Rabobank) m.t.
7. Stefano Garzelli (ITA, Liquigas) m.t.
8. Alessandro Ballan (ITA, Lampre-Fondital) m.t.
9. Martin Elmiger (SUI, Phonak Hearing Systems) m.t.
10. Matteo Carrara (ITA, Lampre-Fondital) m.t.
Photo de Filippo Pozzato (ITA, Quick Step-Innergetic) devant le peloton des favoris


